
Chapitre 23: San Juan, el parque Ischigualasto et Talampaya On ne rigole plus! Plus je m'enfonce dans le nord, plus il fait chaud. Les températures journalières de la province de San Juan sont entre 40° et 50°. Je loge dans un hôtel près du centre ville, nous sommes cinq et je suis le seul touriste hors argentine. Le patron (à peine plus vieux que nous) nous propose une petite sortie aventure dans la région. Première étape: sortir de la ville, et se jeter dans le canal souterrain qui traverse San Juan et ressort 6 km plus loin sous forme de canal d'irrigation des cultures. Un « ça va pas la tête » nous viens à l'esprit. Mais Alberto nous explique que la digue artificielle de Ullum construite 3O km plus loin forme tout un réseau d'irrigation, et pour le plus grand bonheur des gamins, constitue la principale activité aquatique. On se lance! Aspirés dans par le courant sous la ville on se laisse porter une bonne quinzaine de minutes dans l'obscurité totale. Un peu d'adrénaline et pas mal de fun! Ensuite on repart en voiture direction la digue. Le paysage est désertique et la terre est craquelée par le manque d'eau, et pourtant il y a un lac immense. En fait l'argile a un effet imperméable et l'eau ne se diffuse pas dans le sol. On en profite pour plonger du haut de la montagne... pour remercier Alberto on organise le soir venu un asado (« barbecue », oui encore un!) sur le toit de l'hôtel, ah oui, il y a aussi un jacuzzi à la belle étoile... Le lendemain je reprends le bus direction Valle Fertil à 350 km au Nord de la province, pour visiter les 2 parcs: Ischigualasto et Talampaya. Arrivé à l'auberge il y a un couple de Girona, un gars de Barcelone et deux filles de Montpellier, décidément ça valait bien le coup de se taper 18000 bornes... Le parc de TALAMPAYA: Le parc occupe 215 000 hectares. Son objectif est de protéger d'importants gisements archéologiques et paléontologiques de la région. La structure du paysage est le résultat de mouvements tectoniques, qui ont provoqué le soulèvement d'importantes masses rocheuses. Puis, pendant des millénaires, ces dernières ont été soumises à l'érosion de l'eau et du vent, comme cela se produit en climat désertique avec de grandes amplitudes thermiques, une très forte chaleur le jour, puis le froid de la nuit, avec quelques pluies torrentielles l'été, et des vents très forts au printemps. L'altitude moyenne du parc est d'environ 1300 mètres, et le climat est continental. Les parois du canyon atteignent jusque 145 m d'altitude ; les formations géologiques les plus spectaculaires taillées dans des roches rouges sont Los Reyes Magos (les Rois mages), La Catedral (la cathédrale), Los Balcones (les balcons), El Tablero de Ajedrez et El Cura (le curé). Ont y rencontre aussi nombres de pétroglyphes, dessins sur pierre réalisés à l'époque précolombienne, représentant des signes que certains interprètent comme un hommage à des individus venus du ciel. Il faut avouer que les dessins sont troublants, surtout en plein désert! Le parc de Ischigualasto ou valle de la Luna: Inscrit au patrimoine naturel de l'humanité en novembre 2000, le parc Ischigualasto, terme quechua signifiant « endroit où se pose la lune », a une superficie de 63 000 hectares. Au niveau scientifique, le site était est célèbre du fait de l'exhumation en son sein de squelettes fossilisés de certains dinosaures. C'est le seul endroit où l'on peut voir totalement et de manière parfaitement différenciée, toute la période triasique (250 millions d'années; avant le jurassique.) et ce de manière complète et ordonnée. Les formations géologiques sont incroyables et nombres de fossiles restent encore à exhumer! Pour les amateurs, le parc à besoin de volontaires pour faire des fouilles! De retour à San Juan 3 jours après, Alberto me fait visiter les vignes de ses parents, car c'est l'époque des vendanges ici et le vin produit est très réputé ( de Santiago à San Juan). Le système de cueillette est différent par rapport à la france, les vignes font 2 mètres de hauteur, formant un voile cachant le soleil, ce qui peut paraître une bonne chose pour les cueilleurs, mais en fait il y a effet de serre et la chaleur y est étouffante. Les employés travaillent au rendement, ils sont payés 2 pesos par seaux vidés. C'est un travail vraiment épuisant et il y ait tellement chaud qu'ils mouillent complètement leurs vêtements avant de cueillir et s'enroulent la tête d'un linge contre les moustiques et la poussière. Par respect pour eux je n'ai pas pris de photos. Voilà mon expédition au nord s'achève, demain je prends un bus pour Bariloche, en patagonie. J'ai 21h de bus et plus de 1100km. Je devrais atteindre Ushaïa avant le 8 mars date de mon anniversaire... les photos c'est par ici: http://picasaweb.google.com/julien.beraha
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