Miguel, le patron de la petite auberge où je logeais à San luis, a proposé de nous faire visiter sa région. Nous voilà donc à 10 dans un mini van mazda lancé à travers la Pampa.
1ère étape, le petit village de Balde.
San Luis, au centre de l'Argentine, est à mi-distance entre Santiago du Chili et Buenos Aires. Un chemin de fer fut construit à travers l'Argentine pour relier les grandes villes, favorisant le tourisme mais surtout le commerce. Comme la plupart des petits villages, Balde est né grâce à la voie ferrée.La Pampa étant désertique, dans certains villages, il fallut forer jusqu'à 1100m de profondeur pour trouver une source, mais dans le cas de Balde, l'eau fût découverte à 500m de profondeur. Ils la pompèrent et se rendirent compte de son incroyable pureté. En effet, l'eau jaillit de la source à 43,5° et a des vertus thermales, thérapeutiques et minérales. Très vite l'eau fut commercialisée et le village prospéra. Du moins jusqu'à la guerre avec le Chili. Le chemin de fer fut détruit, la fabrique abandonnée et Balde mourut aussi vite qu'il était apparut. Le seul petit village qui résista, était aussi le plus récent: San Luis, est aujourd'hui la capitale de la province.
Depuis quelques années, dans un souci d'ouvrir la région au tourisme, des thermes ont été aménagés et Balde compte désormais 700 habitants. L'eau est distribuée dans les foyers, ainsi on lave son linge, sa voiture et on arrose les plante à l'eau thermale. Un ami scientifique de Miguel vivant à Balde à réalisé des études sur la qualité de l'air du village, résultat sur une échelle de pollution allant de 0 à 10 Balde est à 0...
Après une baignade aux thermes, on se dirige en direction des Salinas.
L'air sec et le manque d'eau on fait s'évaporer un lac (sur une période de 3000 ans). Depuis 70 ans l'activité principale à été de ramasser le sel qui se formait naturellement à la surface du sol. La majorité du sel de table d'argentine vient d'ici. L'entreprise qui exploite le sol forme des monticules de sel parfois de plusieurs kilomètres de long pour une dizaine de mètres de hauteur. Miguel a eu la bonne idée d'apporter du maté et des gâteaux, qu'on a dégustés devant le coucher de soleil perchéssur une montagne de sel jusqu'à tard dans la nuit.
Le lendemain je suis parti camper dans le village de Potrero. Une petite balade de 3 heures pour arrivé à une cascade et une piscine naturelle (froide!), mais bon quand il fait 35° ça fait du bien!
Lorsque je suis rentré, Miguel m'a dit qu'il y avait un village du nom de San Fransisco del Monte de Oro à 100 kilomètres au Nord où je pourrai y rencontrer des artisans dont la spécialité est le travail du cuir. Le temps de manger la parilla avec les argentins que j'ai rencontré de rassembler mes affaires et partir pour ce village.
La parilla c'est ce que nous appelons barbecue à la différence que le bois est brûlé à part et les braises sont ajoutés petit à petit sous la viande, le procédé est très long, mais donne un goût exquis à la viande. L'argentine a la réputation d'avoir la meilleure viande du monde. C'est tout une culture! N'importe quel argentin sait de quelle manière cuire à la perfection n'importe quel type de viande. Et il y en a une bonne trentaine...