
Chapitre 28: Le Chili Enfin arrivé au Chili! Après de nombreuses heures de bus j'atteins Castro, la capitale de l'île de Chiloé. Je trouve une petite auberge de famille chez laquelle je pose mes affaires. Ma mission: visiter l'île et me renseigner sur le volcan El Chaiten qui se trouve juste en face sur le continent. C'est la première fois que je vois le pacifique. L'eau est sombre et les vagues gigantesques. L'île de Chiloé est la 5 ème plus grosse île d'amérique du sud. L'archipel compte une trentaine d'îles et quelques une sont habitées. La population vit principalement du tourisme, de l'artisanat et de la pêche. On note aussi un important élevage de saumons. On retient Chiloé pour plusieurs raisons: ses maisons sur pilotis (palafitos), son climat similaire à l'Irlande, ses légendes de sorciers et d'êtres étranges peuplant la forêt (voir mon article sur les mythes et légendes de l'île dans la rubrique « partez », dans la page d'accueil) et surtout pour ses nombreuses et caractéristiques églises en bois dont seize d'entre elles sont classées par l' UNESCO au patrimoine de l'Humanité. Ramón, le patron de l'auberge me raconte sa vie, il travaillait sur un pétrolier qui fournissait les anglais sur las islas malvinas (les malouines). Un vieux marin qui s'est posé dans le petite ville de Castro et a monté sa propre pension. Ça vie est un vrai livre... Je visite l'île lorsque le temps le permet, la brume couvre une bonne partie de l'île le matin. Je me promène sur un port à l'extrême nord-est, c'est là que les habitants des îles voisines viennent vendre les poissons, herbes médicinales et autres vêtements de laine artisanaux. Les églises sont magnifiques, entièrement faites en bois, c'est un travail minutieux et extrêmement long, mais le résultat est à couper le souffle. Le volcan el Chaiten fume toujours, je peux le voir d'en face. Je cherche désespérément un moyen de m'y rendre, mais la dernière éruption à eu lieu il y a deux semaines et toutes les routes sont coupées. Le seul moyen est le ferry, mais les pluies torrentielles prévues pour toute la semaine prochaine clouent tout les bateaux au port. Je ne peux pas attendre une semaine de plus, je continue donc ma route, un pincement au coeur. Mais je garde précieusement les divers témoignages que j'ai recueilli. A Bariloche j'ai rencontré des parisiens qui faisait un mémoire sur les problèmes socio-politiques liés à l'éruption du volcan. Je les reverrai à Santiago, je creuserai le sujet un peu plus une fois là bas. Je quitte la pluvieuse Chiloé pour Puerto Varas à 100km plus au nord. La ville en bordure de lac bénéficie d'un microclimat exceptionnel. En face le volcan Osorno à de la neige sur le dôme, ce qui rend le panorama plus « carte postale » que jamais. Ambiance zen, je suis seul dans un chalet en bois, la basse saison vient de commencer. Jardin japonais, musique zen, massages... toute la ville est faite pour se ressourcer. Je fais quelques randonnées dans la région, et pars pour Santiago en même temps que les nuages arrivent... Mille kilomètres plus au nord, j'arrive sous le soleil de Santiago. Je trouve un petit hôtel sympa en plein dans le quartier bohème. La vie est belle ici, on fait la fête du mercredi au dimanche. Je ne reste pas seul très longtemps, je reçois plusieurs mails mystérieux de gens de Santiago qui m'invitent à boire un verre et à sortir avec eux. En fait, c'est le site « couchsurfing » qui envoie m'a position géographique au personnes étant proche de moi. Après 2 mois en Patagonie, j'ai une petite envie de voir du monde. Je rejoins donc un meeting du groupe de Santiago. Et passe finalement la semaine avec eux. On se rejoint tous le week-end à Valparaiso, je présente mes amis parisiens au reste de la troupe, on passe une semaine formidable. A présent il ne me reste plus que 2 mois et demi avant mon départ pour Vancouver. Je quitte donc Santiago et le groupe qui m'organise une« despedida » (soirée d'adieu) avec plus de 40 personnes dans un bar à deux pas de mon hôtel. Mémorable! Je pars direction Cordoba et traverse en bus la Cordillère des Andes. Le voyage est magnifique! Les couleurs changent sans arrêt et les nuages traces des lignes verticales perpendiculaires aux courbes des montagnes. La douane est situé à 3000m d'altitude dans un hangar au milieu de nul part, la radio est allumée, on écoute « I shot the sherif » pendant que les douaniers contrôlent les sacs. Une expérience étrange... |